Rosa candida / Audur Ava Olafsdottir (Islande)

Publié le par nathalie

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Avant de quitter l’Islande, le héros du roman, Arnljotur, 22 ans, fait ses adieux à son père de 77 ans et à son frère jumeau Josef, qui est autiste. Sa mère est morte un an et demi plus tôt dans un accident de voiture, il était très proche d’elle, et ils avaient une passion commune pour les plantes en général et les roses en particulier. Le jeune homme a décidé de s’orienter vers l’horticulture, contrairement aux souhaits de son père qui pense qu’il devrait poursuivre des études supérieures. Arnljotur a une petite fille de six mois, Flora Sol, née d’une relation « d’un quart de nuit » avec Anna, l’amie d’un ami. Il va la voir de temps en temps, mais cette paternité reste assez abstraite pour lui.

Emportant quelques boutures d’une variété rare de Rosa candida à huit pétales, il part pour la destination de son voyage : un petit village du continent où se trouve un monastère qui possède une des plus célèbres roseraies du monde, vieille de plusieurs siècles. La roseraie est à l’abandon, et les moines l’ont fait venir pour lui redonner sa beauté initiale. Là-bas, il se lie d’amitié avec frère Thomas, son voisin de pension, un moine cinéphile. Ils passent leurs soirées à regarder des films d’art et essai, à boire des liqueurs et à parler de la mort, des roses ou des pensées sur le corps qui occupent l’esprit du jeune homme.

Deux mois après son arrivée, Anna lui téléphone et lui demande de garder Flora Sol le temps qu’elle termine son mémoire d’études. Il accepte sans trop réfléchir aux conséquences, et se retrouve à passer quelques semaines au village avec fille et mère (car Anna décide finalement de terminer son mémoire là-bas).

Arnljotur est un jeune homme touchant : généreux, sincère, un peu naïf, il s’interroge sur le sens qu’il veut donner à sa vie, et se révèle dans la paternité. J’ai préféré la deuxième moitié du roman, à partir du moment où il arrive au village. La relation qu’il a avec sa fille est décrite avec beaucoup de tendresse et d’émotion. Un beau roman sur la filiation et la transmission.

 

Rosa candida / Audur Ava Olafsdottir ; traduit de l’islandais par Catherine Eyjolfsson. Zulma, 2010

Publié dans romans étrangers

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