Les yeux bleus de Mistassini / Jacques Poulin (Québec)

Publié le par nathalie

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Après l'Iran, le Québec...  Et en prime, je dévoile un grand mystère ! L'origine de mon pseudo sur OVS... 

 

La librairie de l’écrivain Jack Waterman, située dans le Vieux-Québec, n’est pas une librairie comme les autres. Un poêle à bois entouré de chaises et de fauteuils trône au milieu de la pièce, invitant les passants à venir s’asseoir pour se réchauffer. Les best-sellers n’y sont pas mis en vedette, le classement se fait selon « le principe du désordre absolu », et une pile de livres est placée à côté de la sortie pour qu’on puisse les voler plus facilement !

 

Jack est atteint de ce qu’il appelle la « maladie d’Eisenhower ». Pour ne pas sombrer, il se raccroche aux vieilles chansons qu’il aime et qu’il a apprises par cœur, à ses souvenirs de voyages, et à l’amitié qui le lie au narrateur Jimmy et à sa sœur Mistassini qui travaillent avec lui à la librairie. Il enseigne à Jimmy le métier de traducteur, lui conseille certaines lectures et le pousse à voyager, à Paris notamment, car son secret espoir est que le jeune homme se mette à écrire à son tour.

 

Dans ce roman intimiste, les livres sont au cœur de la vie des personnages. La librairie de Jack accueille avec bonheur tous ceux qui ont besoin de livres comme de chaleur humaine. C’est un espace hors du temps, où l’on aurait envie de passer des heures. Quant à Jack, ce vieil homme entier, qui ne vit que pour la littérature, on se prend à s’imaginer, arpentant les rues de Québec à ses côtés, et l’écoutant nous parler de sa passion pour Hemingway et de ce qu’il faut faire pour devenir un bon écrivain…

 

Les relations entre Jimmy et sa soeur sont très ambigues, limite incestueuses, c'est la seule chose qui m'ait gênée dans le roman.

 

Jacques Poulin est un auteur québecois né en 1937. Il a vécu à Paris dans les années 1980. En 1995, il a reçu le prix Athanase-David, la plus haute distinction accordée par le gouvernement du Québec à un artiste pour l'ensemble de son oeuvre.

 

Paul-André Bourque a écrit dans Lettres québécoises, automne 1996 : "d'un roman à l'autre, ce ne sont pas tellement les péripéties vécues par les personnages qui intéressent le lecteur, mais bien plutôt le voyage intérieur du narrateur, son introspection, sa réflexion sur lui-même et sur la vie, sur son rapport à l'autre, fut-ce l'un ou l'autre des chats qui peuplent cet univers romanesque."

 

Les yeux bleus de Mistassini / Jacques Poulin. – Montréal : Leméac ; Arles : Actes Sud, 2003

 

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Mistassini est le nom d'une rivière du Québec qui a inspiré le prénom de la soeur du narrateur

Publié dans romans étrangers

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